Retour sur les deux séjours de recherche effectués en octobre 2026 dans le cadre de l'ANR DEMIG - Demos and Migrations

  • Recherche
  • International
Publié le 3 novembre 2026 – Mis à jour le 3 novembre 2026
Date(s)

du 3 novembre 2026 au 3 novembre 2027

ANR
ANR

Le professeur Jules Lepoutre, directeur du LADIE, a effectué un séjour de recherche à l'Institut universitaire européen de Florence en Italie et Camille de Vulpillières, IGR, à la Melbourne Law School en Australie. Ces deux séjours s'inscrivent dans le cadre des travaux du projet ANR DEMIG (Demos and Migrations) consacré aux effets des migrations sur les frontières des communautés démocratiques.

Au sein du Robert Schuman Centre for Advanced Studies et de l’observatoire Globalcit, il a poursuivi ses recherches sur la place de la filiation dans les régimes de citoyenneté contemporains. Ses travaux interrogent la prépondérance acquise par la filiation dans des États pourtant fondés sur un idéal républicain : la citoyenneté tend ainsi à apparaître comme un statut rare et hérité, transmis de génération en génération. La naturalisation, parallèlement, devient une ressource fondée sur le mérite, et la rareté de son obtention tient lieu d’objectif de politique publique.
Il y a présenté certaines de ces analyses le 15 octobre, dans le cadre de la série de séminaires du Global Governance Programme, avec une communication intitulée « The Aristocratic Temptation of Republics: Citizenship and Political Distinction ».
 

img2
img2
  • Vue du site de l’Institut universitaire européen (Florence)
img1
img1
  • "The Aristocratic Temptation of Republics: Citizenship and Political Distinction ", séminaire du Global Governance Programme, 15 octobre 2026

* * * * * * * 

Elle y a travaillé, dans le cadre du programme du Centre sur l’apatridie et le changement climatique, à un article sur l’avenir politique des populations des petits États insulaires dont le territoire est menacé par la montée du niveau de la mer, à partir du cas de Tuvalu. Alors que les débats juridiques se concentrent sur les moyens d’assurer la continuité de l’État malgré la perte de son territoire, l’article montre que cette continuité ne suffit pas à préserver le collectif comme sujet politique, et déplace la question vers ce dernier : comment lui permettre de rester maître des conditions de sa propre évolution ? Il développe la notion d’"agentivité collective" (collective agency) et propose de repenser l’autodétermination comme une capacité qui doit pouvoir s’exercer dans la durée, y compris lorsque les formes politiques et territoriales qui la soutenaient sont profondément transformées. Ces travaux ont fait l’objet d’une présentation au séminaire d’équipe du Peter McMullin Centre on Statelessness le 28 octobre.

img4
img4
img3
img3
  • Vue de Melbourne depuis les locaux du Peter McMullin Centre on Statelessness